Popod, un iPod de 2006 remis en service
Un iPod Video de 2006 qui ne démarrait plus : diagnostic, copie de ses 58 Go de musique en ligne de commande, tri et épuration, avant la batterie et la mémoire neuves.
Le problème
J’ai retrouvé un iPod de 2006. Il tourne en boucle : le logo, puis l’extinction. Le remplacer par un baladeur moderne aurait été plus simple. Mais celui-ci a une particularité : sa puce audio est réputée parmi les meilleures jamais mises dans un baladeur grand public. Et puis le ressusciter est un beau jeu.
Ce que ça fait
Aujourd’hui, l’iPod est identifié, ses 58 Go de musique sont sauvés sur le Mac, et la sélection à y remettre est prête. La suite est écrite mais pas faite : une batterie neuve et une carte mémoire à la place du disque dur, la restauration, puis le retour de la musique.

Comment ça marche
La copie se fait en ligne de commande, sans logiciel payant : rsync pour tout recopier, ffprobe pour lire chaque fichier. Elle a rapporté 11 039 fichiers audio. Un fichier récalcitrant bloquait tout ; démonter puis remonter l’iPod a relancé la copie, avec un délai maximum ajouté pour que ça ne se reproduise pas.
Ensuite, le tri. exiftool lit les étiquettes de chaque morceau et les range en dossiers Artiste, Album, Titre. Un piège ancien s’y cachait : des étiquettes remplies d’espaces avaient créé dix-neuf artistes en double. Les fusionner a été un petit nettoyage. Les fichiers sont ensuite classés par débit, et seuls 2 993 fichiers, soit 20 Go, restent dans la sélection finale.
J’ai aussi écrit des scripts autour de mes playlists musicales, avec de bonnes surprises (une API qui se ferme, puis qui se rouvre autrement).
Qui fait quoi
le schéma en texte
- rsync et ffprobe : copient et lisent les fichiers de l’iPod.
- exiftool : lit les étiquettes, range et détecte les doublons.
- Des scripts shell et Python : la copie, le tri, le bilan de ce qui est gardé.
- Le Finder du Mac : fera la restauration, avec un PC en secours.
- Le journal de bord : chaque décision y est datée, avec sa raison.
Ce qui se reprend
La méthode se reprend sans mon code : copier un iPod en ligne de commande plutôt que d’acheter un logiciel, et tenir un journal de bord qui garde les raisons de chaque choix.
Ce que j'en retiens
Une erreur m’a appris quelque chose. Une première recommandation de carte mémoire écartait une marque sur un signal faible. En relisant la page officielle du fabricant, la mise en garde n’y était pas. Depuis, un indice faible reste « possible », il ne devient pas une conclusion.